Il y a des métiers dont on entend peu parler… Du coup, nous avons décidé de mettre en lumière, ces professionnels aux métiers incongrus en faisant leurs portraits de girlboss. Vous retrouverez d’autres interviews d’ici peu… Stay tuned !

Nous avons rencontré Charline Robache, une artiste céramiste pleine de talent et de délicatesse, qui a eu la gentillesse de nous parler de son parcours et de son métier. On vous laisse découvrir l’interview et on vous invite également, à suivre son travail sur Instagram !

1. Quel est ton parcours ? Comment en es-tu arrivé à faire ce métier ?

J’ai commencé par faire de la com, mais j’ai vite réalisé que ce n’était pas pour moi alors je suis partie en Australie pour une année de réflexion, j’y suis finalement restée presque 5 ans. C’est là que j’ai découvert la céramique, d’abord en allant à un cours pour amateurs avec une copine une fois par semaine, puis en décidant de pratiquer en plus par moi-même entre deux cours. C’est devenu une grande passion et en rentrant en France il y a un an, j’ai décidé d’en faire mon quotidien.

2. En quoi consiste ce métier ?

Je fabrique des objets du quotidien, souvent tournés. D’abord, il faut préparer la terre, puis la tourner, c’est-à-dire lui donner une forme. Après quelques jours de séchage, il faut la tournasser, l’affiner. Après une première cuisson, c’est le moment de l’émaillage puis la pièce subit une cuisson finale à 1250 degrés.

Instagram @charlinerobache

3. Pourquoi as-tu choisi ce métier ?

Travailler la terre me rappelle mon enfance, ma famille la cultive depuis plusieurs générations et je suis en quelques sortes une voie très similaire : mes outils sont la terre, l’eau et le temps. Mais le choix de devenir céramiste n’a pas été une évidence, je me disais qu’on ne pouvait pas vivre de sa passion. Puis j’ai réalisé que notre passage était trop court pour qu’on fasse ce qu’on n’aime pas pendant la moitié de sa vie et je me suis lancée !

4. Qu’est-ce que tu préfères dans ton métier et qu’est ce que tu aimes le moins ?

Mon moment préféré, c’est le tournage, il y a un côté très méditatif, ça me vide la tête. J’aime aussi la diversité qu’offre cette pratique, chaque étape a son importance.
Ce que j’aime le moins c’est quand j’ai de mauvaises surprises après cuisson. Il faut compter 36 heures, avant l’ouverture du four et on ne sait jamais ce qu’il va se passer à l’intérieur. L’émail est une poudre de minéraux qui se vitrifie à hautes températures, on ne se rend compte du résultat final qu’après la cuisson. Parfois, un défaut ou une fissure apparaissent, ou une coulure, c’est assez frustrant.

5. Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?

Il faut de la patience. Chaque étape demande du temps, on ne peut pas créer un objet en une journée. Il faut aussi persévérer parce qu’il y a beaucoup de tentatives et de ratés avant de réussir à faire ce qu’on a en tête.

 

Retrouvez-la son Instagram et son site internet

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Pauline Launay

Pauline est une jeune bretonne graphiste et illustratrice. Elle a monté son entreprise il y a moins d’un an. Passionnée et inspirée par les femmes, la nature, le voyage et la mer, elle voue ses créations aux bonheurs simples et à la beauté naturelle.

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