“Qu’est-ce que tu fais dans la vie ?” C’est la première question qu’on pose à une personne qu’on ne connait pas, ou qu’on avait perdue de vue, et selon la réponse, on aura une certaine image de cette personne. On se fait une idée de la réussite voire même du bonheur de cette personne en trois secondes. Cette dernière à un métier impressionnant ? Quelle chance, elle doit être si heureuse ! À contrario, elle a un métier banal, voire qui semble ennuyant : La pauvre, elle s’est clairement perdue en chemin.

C’est aussi une manière d’estimer la valeur d’une personne et son taux de réussite. Selon le métier qu’on fait, on nous attribue une note, qui va déterminer si on a réussit, ou si on a échoué. D’ailleurs, on se compare à la réponse de l’autre personne et on essaie du mieux qu’on peut de se donner une bonne image lorsqu’on parle de notre métier/non métier. On essaie de faire passer le truc de la manière la plus stylée. On essaie.

Déjà sur les bancs de l’école, on construisait notre estime de nous-même sur les notes et appréciations des professeurs. Être mauvais élève nous donnait l’impression d’être mauvais tout court. Depuis toujours, on nous a habitué à être noté.e et classé.e selon nos notes. Il y avait le meilleur de la classe et le plus nul (donc le plus bête). Plus on avait de bonnes notes en classe, plus on se sentait valorisé.e, fier.e et intelligent.e. Et à l’inverse, on avait, pour beaucoup, une pression monstre lorsqu’on rentrait avec une mauvaise note. Le redoublement était un signe d’échec (et attention l’échec en france, c’est la pire chose qui puisse arriver).

L’école est considérée comme la voie sacrée si tu veux réussir, donc ne parlons même pas de ceux qui arrêtent l’école assez tôt. L’estime qu’ils ont d’eux-même est souvent en dessous de ce qu’elle devrait être, parce que la société les écrasent comme si arrêter l’école signifiait être idiot. Pourtant nombreux sont les gens qui ne sont pas scolaires et cela n’a rien avoir ni avec l’intelligence, ni avec quoi que ce soit d’autre que le système scolaire qui ne leur correspond pas.

Pendant les études supérieurs, ça continue. On ne sait pas où on va et on est jugés par rapport à ça. On change d’orientation, car on découvre au fur et à mesure du temps où on veut aller, et les autres voient ça comme… du n’importe quoi.

“Ah tu changes encore d’orientation ?” “Mais attends, t’étais pas en année de droit ? Ah ok, en même temps tu ne sais pas ce que tu veux”. (ah oui, sans compter, qu’on exige de toi, que tu saches ce que tu veux faire, à 13 ans et que cela ne bouge pas jusqu’à ce que tu signes ton contrat de travail.)

Et ensuite, une fois qu’on nous a mit dans des cases durant notre enfance et notre adolescence, qu’on nous a rabaissé pendant notre vie étudiante, on vient encore nous embêter avec le fameux graal de la réussite : le cdi (couplé avec le mariage et les enfants silvousplaitmerci).

Et si on se foutait la paix ? À nous-même et aux autres ? Et si on décidait que rien dans notre parcours scolaire ou professionnel ne doit décider de notre valeur ? Et si on arrêtait de construire l’estime de nous-même par rapport à ces choses là, qui ne nous définissent en rien ?

Votre intelligence n’est pas définit par ce que vous faites dans la vie, ni par vos notes, ni par votre niveau scolaire, ou vos diplômes. Faites-vous votre propre définition de la réussite et réussissez selon vos codes.

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Imani Mlanao

Après avoir étudié et travaillé dans le domaine de la communication, Imani décide de transformer son rêve de petite fille en vision : Créer un magazine papier et digital qui deviendrait l'accessoire indispensable des femmes qui veulent conquérir le monde. Le but ? Inspirer et accompagner les femmes dans la réalisation de leurs rêves, et dans leur propre cheminement personnel.

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