2020. Une année éprouvante pour beaucoup. Pour la plupart.

Lorsqu’on me parle de cette année, je me sens mal à l’aise. Sachant que mon bilan personnel de cette année ne rentrera pas dans la norme négative de cette année. Je ne parle pas de toutes ces personnes décédées de cette maladie sortie de nulle part et qui a laissé toute la communauté médicale internationale sans cure ou produit pour nous sauver pendant des mois. Je ne parle pas non plus en tant que personne ayant perdu un proche. Je parle de moi, qui a eu l’extraordinaire chance de ne perdre personne, qui n’a pas perdu son emploi, crouler sous les dettes ou perdu mon domicile. Je me considère chanceuse.

Pour moi, 2020 a été… une belle année. Une année productive. Une année qui m’a chamboulé, perturbé, transformé. Une année qui restera gravé dans ma mémoire. Oui, une année remplie de leçons sur tous les plans de la vie.

Wow, par où commencer ? Si je devais résumer en classant cette année en chapitres, je dirais :

  1. Noël  2019 : désillusions
  2. A l’autre bout du monde
  3. Confinement
  4. Rupture
  5. Chagrin
  6. Déménagement
  7. De retour à la maison

Noël 2019 : désillusions

Alors oui, je commence cette année par Noël 2019 qui ne fait pas partie de 2020. Mais il s’est passé un évènement marquant pour moi et qui m’a énormément fait réfléchir.

Pour les fêtes de fin d’année de 2019, j’ai eu la chance d’aller en Suisse. Avec des amies dont je m’étais éloigné quelques années auparavant. Je voulais les retrouver et refaire parti cette bande d’amies qu’on était autrefois, au lycée. J’étais très mélancolique et nostalgique de cette époque où tout était plus facile et où pour moi notre amitié était l’une des plus belles au monde. Et je vous jure que je n’exagère pas ce que je ressentais à ce moment-là. J’étais excité. Comme je ne l’avais pas été pendant des années.

Je nous voyais patiner dans une patinoire de rue, illuminée par les guirlandes de Noel, tout sourire et nous créant des souvenirs mémorables qu’on ressortirait quand on aurait nos enfants avec les yeux pétillants.

Mais la vérité est que… des années avaient passé et les choses n’étaient plus comme avant. Chacune avait ses propres préoccupations, sa propre vie et ses propres tracas. On n’était plus des adolescentes qui sortaient toujours ensemble et se racontait nos rêves pour plus tard. C’était différent. C’était…triste.

Je ne pense pas exagérer en disant qu’une petite partie de mon cœur s’est brisé devant cette constatation. Je songeais à tellement différent. Et ce que j’ai vu m’a tellement déçu.

Bien que l’heure était à la fête, tout me semblait…faux. On avait toutes changé. Moi y compris. Bon… 15kg en plus et une confiance en moi réduite en miette, me concernant . Mais, en venant les retrouver, je m’attendais à me ressourcer. Finalement, je me suis sentie en décalage total. J’étais celle qui revenait après des années…certes… L’une d’entre elles en particulier à tenu à me le rappeler. A maintes reprises d’ailleurs.

Mais la constatation que j’y ai faite était désastreuse : elles n’avaient pas évolué, mûri, grandi : rien.

J’ai découvert des personnalités négatives, critiques, moqueuses, hautaines, hypocrites et médisantes. Cela m’a brisé. Je n’étais pas prête et je crois ne m’en être toujours pas remise.

Je ne tiens pas trop à m’étendre sur le sujet car je n’ai rien de positif à dire dessus honnêtement et cela me met mal à l’aise de me mettre, moi aussi, à juger l’autre.

Bref, ce voyage que j’imaginais féerique était au final d’une déception comme j’en ai peu connu.

En plus, on n’est même pas allé patiner… !

À l’autre bout du monde

Quelques semaines après mon retour en France, je suis parti 2 mois à Singapour dans le cadre du parcours international proposé par mon école. J’étais pleine d’appréhension. Premièrement, parce que j’avais quelques soucis dans mon couple qui me peinaient énormément mais également au travail, j’avais des soucis avec mon patron.

Sachant que cela allait me donner de la distance avec tout cela, je partais sous le mantra du lâcher prise et de la détente mentale.

C’était bien partie…au début néanmoins. On s’entendait mieux avec mon copain.

Après, la roue a tourné : les disputes avec mon copain revenaient, mon manque de confiance en moi me bousillait le moral, ma peur qu’il me mente encore… C’était devenu incessant et invivable. J’avais le moral à zéro pendant des jours. Je pleurais, j’étais déprimé… C’était vraiment lourd.

D’un autre côté, la pandémie se propageait dans le monde entier. Des milliers de personnes mourraient de cette maladie si inconnue.

À un moment, malgré ces soucis, j’ai décidé que je devais mettre tout cela de côté pour me concentrer sur le moment présent et lâcher prise sur ce que je ne pouvais pas contrôler dans l’immédiat.

J’ai eu également la chance de partir sur une île tropicale pendant 2 semaines. Magnifique expérience où j’ai appris qu’on pouvait manger autre chose que des pâtes et de la viande, haha. En plus, j’étais avec une amie, avec qui je me faisais masser tous les deux jours et buvais mon green juice sur la plage.

J’étais honnêtement dans une bulle hermétique. Ma famille s’inquiétait que je sois en Asie, le berceau de cette épidémie et craignait pour ma vie. Mais moi, j’étais tellement heureuse d’être là où j’étais et de vivre ce que je vivais que j’avais du mal à m’en soucier.

C’était vraiment un double sentiment.

Puis, long story short, le confinement a été annoncé en France et on devait tous rentrer en urgence.

Confinement

Sans doute la période la plus calme de cette année, mais la plus décisive et violente pour moi.

Pour ce confinement, j’ai fait le choix d’aller chez mon copain dans le but de sauver notre couple. Bien que je savais qu’on était mal parti, j’ai voulu tout essayer avant de déclarer forfait. C’était mon premier amour. Je refusais d’abandonner. Même si je n’étais pas la raison de notre situation.

Donc, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée directement chez lui une fois arrivée à l’aéroport. Ayant peur que les autorités me bloquent pour rentrer chez moi (pour refaire ma valise et repartir à l’aéroport pour aller dans la ville de mon copain), j’ai décidé de prendre directement un vol.

J’y suis donc allé avec mes vêtements d’été, aucun livre, ou autre chose qui aurait pu m’aider mentalement là-bas.

Les premiers jours étaient…ok. On se retrouvait physiquement après des mois donc c’était la fête. Et puis… la réalité revient frapper à la porte : incompréhension de l’autre, rancune pour les blessures passées, disputes. Essayer d’instaurer une communication effective, échouer, , essayer de s’isoler pour pleurer, faire une attestation pour aller courir alors qu’on ne court pas… La routine quoi.

Il en était venu un moment où j’avais compris que notre couple était fini. Je n’arrivais simplement pas à me faire à l’idée. Je n’étais pas prête. J’avais peur. De me tromper. De me retrouver face à moi-même. De qui j’étais, moi aussi, devenu ces dernières années. Je n’étais pas prête.

Mais j’en suis arrivée à un point où je n’en pouvais plus d’être dans cette situation, que j’ai dû dire Stop. J’ai dû réellement m’écouter et prendre mon courage à deux mains et mettre fin à cette situation.

Rupture

Je n’ai pas été à l’initiative de cette rupture. Bien que je pense que j’aurais dû l’être. Après une énième dispute, il est venu me voir dans la chambre et m’a dit qu’on devait parler. Oh, tout le monde connait cette fameuse phrase.

Étonnement, lorsqu’il me l’a dite, j’ai eu rapidement peur mais une seconde après, j’ai ressenti un énorme soulagement.

Ça y est, on y était. Ce moment que j’attendais inconsciemment depuis des semaines.

Bon… maintenant qu’on y est, qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je fais en sorte qu’on ait une conversation calme et d’adulte ou est-ce que je laisse sortir toutes mes tripes et vomis tout ce que je ressens depuis des mois ??

Hum…

J’ai opté pour la conversation calme et adulte. Si je prenais la deuxième possibilité, je me serais retrouvée à la rue en pleine épidémie mondiale dans une ville qui n’est même pas la mienne donc ce n’était pas intelligent.

Et… à vrai dire… ça s’est plutôt bien passé. Je lui ai expliqué que je n’étais plus heureuse et que je devais me retrouver toute seule. Que je ne savais plus qui j’étais et que je n’arriverai pas à le savoir avec lui à mes cotes.

J’ai dit une partie de la vérité.

L’autre partie était que lorsqu’il m’avait menti et trompé, il m’avait complètement détruite. Moi. Moi qui ne pensais qu’aucun homme n’aurait pu me détruire. L’autre partie était que j’en suis devenu littéralement malade, mentalement et physiquement. Et qu’à chaque fois qu’il recommençait, il me brisait encore et encore le cœur. Je l’aimais à un point où je ne me voyais plus sans lui et moi aussi, je suis tombé dans le piège du « il va changer, il me l’a dit ».

J’en suis venu à me détester de rester malgré ce qu’il faisait. Je me suis mise à manger pour me réconforter, me calmer et faire taire toutes ces voix qui me hurlaient de partir alors que mon cœur me suppliait de rester. J’ai pris 15kg dans l’année qui a suivi la fin de la période Lune de Miel.

Je pense que si j’avais voulu ou pu rester encore dans cette situation, j’aurai pu lui répondre qu’on devrait à nouveau essayer et on aurait certainement été toujours ensemble à l’heure actuelle.

Par chance, j’étais vraiment arrivé à bout et je ne pouvais plus continuer à me manquer de respect de la sorte.

Le lendemain, 2 jours après la fin du confinement, j’étais dans un TGV qui me ramenait dans ma ville.

Chagrin

Pour n’omettre aucun détail croustillant, j’avouerai avoir presque fait 3 crises de panique dans ce train. Je pleurais, j’étais dans tous mes états. Discrètement, bien sûr. Je ne voulais pas mettre les autres passagers mal à l’aise ou me mettre mal à l’aise face à eux.

Les deux premières semaines étaient horribles.

Je ne mangeais pas grand-chose,

Je passais mes journées à pleurer, en me disant que je venais de faire la plus grosse erreur de toute ma vie.

Que c’était l’homme de ma vie.

Que j’avais tout gâcher.

Et que je finirai vieille fille.

Je rigole en écrivant tout cela en me rappelant dans quel état j’étais.

Mon cerveau m’a fait vraiment croire tout ça.

J’ai compris que je touchais le fond quand je me suis demandé, très calmement et sérieusement, si, en sautant par ma fenêtre du 6e étage, la douleur ne serait pas moins forte que ce que je ressentais sur le moment.

Et là, j’ai compris que je n’y arrivais pas toute seule et que j’avais besoin d’aide.

En me rendant compte de la situation, j’ai pleuré un bon coup et j’ai pris mon portable et recherché un psychologue disponible dans la semaine.

Les quelques jours qui ont passé étaient remplis d’émotions diverses : colère, peur intense, chagrin, déception, colère à nouveau. C’était épuisant.

Et puis, j’ai commencé à voir le bout du tunnel. J’étais prête à mettre mon ego de côté et faire le bilan sincère de cette relation. D’en tirer de vraies leçons. J’écrivais beaucoup ce que je ressentais. C’était une façon pour moi de trier et ranger correctement toutes ces pensées qui m’empêchaient de dormir la nuit. Il m’arrivait de me réveiller brutalement parce que j’avais « compris » quelque chose. Ou parce que j’avais une réflexion sur laquelle je voulais me pencher le lendemain.

(J’avais une chance folle d’être en chômage partiel. Donc d’être littéralement payé à ne rien faire. Donc, je n’étais pas tracassé pour cela.)

Je crois que j’ai fait une énorme introspection durant cet été. J’ai beaucoup pleuré, j’ai compris où j’ai mal agi et où j’aurais pu agir différemment. J’ai pris note. Cela a été fastidieux et éprouvant mais positif. J’ai repris goût à la vie. J’ai repris le sport. Et j’ai commencé sans même me l’imposer, à perdre du poids.

Déménagement

En même temps que j’effectuais ce travail sur moi, j’étais à la recherche de ma prochaine alternance. Je cherchais des annonces intéressantes où je sais que j’aurais pu réellement m’épanouir. Il était hors de question de mettre à l’écart mon bien être dorénavant.

Sans crier gare, une entreprise a pris contact avec moi d’elle-même pour un poste plus que parfait.

Je ne sais pas comment l’expliquer mais je savais que je pouvais arrêter mes recherches parce que j’avais trouvé ce que je cherchais.

Alors j’ai écouté mon instinct et j’ai tout arrêter.

Deux semaines plus tard, je signais mon contrat.

Me voilà dans l’urgence de mettre de l’ordre dans ma vie pour déménager dans la grande capitale qu’est Paris.

Je n’étais pas emballée par la ville. Mais je me suis rendu compte que lorsqu’on gagne un peu plus d’argent et qu’on ne vit pas à perpète les oies, Paris devient vite moins désagréable. Bref.

Ce déménagement m’a permis de faire un tri monumental dans mes affaires. Je me suis débarrassé de plein de choses et j’ai senti mon cœur s’alléger en une fraction de seconde. Ce tri m’a fait un bien fou.

J’ai déménagé chez ma soeur à Paris, le temps de me trouver mon propre appartement.

Le mois de septembre et d’octobre ont été les plus chargés de toute ma vie. Je n’ai jamais autant couru, monté d’escaliers et réfléchi de toute ma vie. Mais aussi, je n’ai jamais aussi peu mangé et dormi de ma vie. Je courrais faire des visites d’appartement, travaillais à mon alternance mais aussi en freelance, faisait mes dossiers de candidature pour les logements qui m’intéressaient. C’était la folie et oh mon dieu que j’ai aimé cela. Je me suis redécouvert un feu intérieur que je n’avais plus senti bruler depuis des années. Je me sentais…en vie et prête a tout déchirer. Plus rien ne pouvait m’arrêter.

Après 4 semaines de recherche logement, j’ai trouvé la perle. Mon chez-moi. Mon jardin secret. Mon bébé : Un sublime 35 m2 design rénové à neuf dans un très bon quartier de la couronne parisienne. Le prix est un peu élevé mais il m’était destiné, j’en suis certaine.

Ces deux mois m’ont enseigné deux bonnes leçons :

Quand je veux vraiment un résultat, je trouve tous les moyens d’y arriver.

Quand je fais réellement le travail et que j’ai une foi inébranlable en ma réussite, j’y arrive.

De retour à la maison

Deux semaines après avoir récupéré les clés de mon nouveau chez moi, un reconfinement a été déclaré. J’étais abattu. Je venais de me peser et en 5 mois, j’avais perdu 9 kg. Je craignais de tout reprendre pendant ce confinement. Alors, j’ai attrapé mon cahier et mon stylo et j’ai écrit toutes les peurs que j’avais. Ensuite, j’ai cherché toutes les possibilités qui s’offraient à moi :

« Et si je fais du sport tous les jours, que je fais aussi le jeune intermittent et que je pèse chacun de mes repas ??

– Déjà essayé pendant 3 ans, ça n’a jamais marché.

– Alors quoi ? Qu’est ce qui m’empêcherai de reprendre poids ?

– En continuant d’avoir un style de vie très actif.

– Ok… et comment ce serait possible ? En plein confinement ??

– Oui mais en Guadeloupe, il n’y a pas de confinement ! »

– Est-ce que je peux vraiment rentrer au pays ? En laissant mon travail et mon nouvel appartement si durement trouvé ?

– Est-ce que les autres possibilités te plaisent ?

– Non

Alors parle s’en à tes supérieurs et tu sauras »

Une semaine plus tard, j’étais dans un avion.

Bien plus que retrouver simplement du soleil, rentrer chez moi me permettait d’enfin revoir ma famille. En étant tout à fait transparente, il était déjà prévu que je rentre en fin d’année. Une fois le reconfinement annoncée, je me suis simplement rendu compte que cela me donnait l’occasion de partir plus tôt que prévu et donc d’y passer plus de temps. Je me suis organisé comme je pouvais financièrement pour que cette dépense de dernière minute passe et j’ai préparé mon départ.

Mais à peine arrivé, je me suis souvenu du pourquoi je ne rentrais pas souvent. Ma famille. Je ne suis jamais assez bien, assez mince, je suis trop douce, gentille et grosse.

« Fais attention, à ce rythme, il te faudra deux sièges dans l’avion pour rentrer en France. » « Oulala mais tu manges bien en France on dirait » « Oh seigneur, moi à ton âge, je faisais du 36 »

C’était incessant et destructeur pour ma confiance en moi. Je rentrai heureuse en Guadeloupe et j’en repartais toujours en colère. À CHAQUE FOIS. Me voir vexée et blessée à cause de leurs paroles n’y changeais rien. Et je me suis souvenu de l’une des grandes leçons de cette année : Je dois savoir dire stop. Pas seulement avec mon ex, pas seulement à mes amies mais aussi avec ma famille. Cela a donc été ma dernière victoire de cette année.

Bien que j’ai connu de multiples déceptions et un cœur brisé, cette année a été une révélation. La nouvelle moi à émergé et grandi. Je trépide d’impatience de connaitre la suite et ce que me réserve 2021. Je me suis reconnecté à moi. J’ai repris confiance en moi.

Voici donc mes leçons de cette année :

  • L’amour ne suffit pas dans une relation, qu’elle soit amoureuse ou amicale. Le respect est primordial.
  • Crois en toi, quoi qu’il arrive. Tu n’es pas folle, tu n’es pas bête et tu le sais. Si quelque chose a l’air bizarre, c’est qu’il est probable que ce soit le cas.
  • Tu n’es pas un arbre. Tu n’es pas heureuse ? Alors bouge.
  • La citation : « Si on veut, on peut » est vraie. Fais preuve de créativité et t’y arriveras. De toute façon, vaux mieux tout faire pour réussir un projet et échouer que ne rien faire et regretter d’avoir à peine essayer.

J’espère que toi aussi tu as grandi durant cette année ou du moins, que tu as appris des choses qui t’aideront à avancer. J’espère de tout mon cœur que tu n’as perdu personne. Si c’est le cas, je te présente toutes mes condoléances et je t’envoie tout mon amour.  Sache que tu es dans mes prières chaque soir. Ce n’était pas une année normale et facile à vivre. Je voulais t’ouvrir mon cœur et t’inspirer à avancer même si tu es fatiguée. Marche simplement dans la bonne direction, tu n’as pas besoin de courir.

Bye bye 2020, bonjour 2021.

Lire aussi : Faire le bilan de cette année, et préparer la prochaine !

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